jeudi 5 février 2015

Dissertation sur la mondialisation


INTRODUCTION

La mondialisation est aujourd'hui  un thème qui préoccupe tous les esprits  et se présente comme un nouveau projet à vocation universelle. Cette universalité se veut commune à l'ensemble des êtres humains et s'étend à toue la surface e la terre.
Mais, cette action universelle peut donner lieu à des malentendus voire des conflits, car elle risque d'être interprétée comme une tentative de changer des particularismes, en l'occurrence, culturels. En effet, l'universel semble, à priori, un idéal à la fois fascinant et insupportable  à l'égard duquel certains pays hésitent .La mondialisation  se manifeste, donc d'une part , par une ouverture mondiale tout azimut et d'autre part , par une étroite corrélation avec les questions de l'heure à savoir le domaine social notamment l'emploi et les droits de l'homme.
Dans le domaine culturel, la mondialisation signifie pour certains pays une dégradation du facteur identité et une perte des repères et es valeurs. Certes, surpris par le train de la mondialisation, la plupart des pays, en particulier ceux du Tiers monde, continuent à dispenser une formation locale et à inculquer une vie non conforme aux besoins de leurs sociétés actuelles, ce qui engendre bien des retards et des immigrations. Devant cette situation dans laquelle les pouvoirs publics se voient dans l'incapacité d'assurer à leurs citoyens une économie autonome  et d'éradiquer ou résorber les effets du fléau du chômage et le spectre de la pauvreté, ils se voient obligés de, s'ouvrir au marché mondial, donc de s'adapter à la mondialisation. Ils essayent donc de s'y habituer en dépit de la différence des cultures qui ne correspond pas toujours à celles des leurs.
Aussi  est-il pertinent de se demander de quelle manière la culture spécifique d'un pays peut-elle résister à la pression de la mondialisation ?
La mondialisation s'impose aujourd'hui comme une politique universelle d'uniformisation. Phénomène fluctuant et irréversible, elle  est omniprésente par ses effets et ses séquelles affectant tous les domaines d'activités. Dans ce contexte, la culture spécifique d'un pays peut résister à cette mondialisation, à condition d'une part de renforcer les particularismes culturels locaux pour préserver l'identité qui un patrimoine incontestable et d'autre part, de s'ouvrir à la mondialisation en cherchant à sélectionner les aspects positifs susceptibles d'enrichir les valeurs culturels de ce pays et de contribuer à l'épanouissement de sa population.
En vue d'illustrer cette idée, seront analysées d'abord les manifestations artistiques, en suite les manifestations religieuses  et enfin l'expression intellectuelle  qui sont les maillons de la culture spécifique d'un pays.
La préservation des manifestations artistiques propres à chaque pays  est une nécessité absolue pour à l'uniformisation des cultures. Cependant, pour aborder la mondialisation dans de bonnes conditions, chaque pays doit axer ses efforts sur la sauvegarde et la consolidation du folklore, la valorisation de l'artisanat et des œuvres artistiques et la perpétuation des traditions.
D'abord, le folklore qui appelé à être l'un des piliers de la culture spécifique d'un pays ne peut jouer pleinement son rôle que si un nombre de conditions sont remplies : les unes relèvent de la pratiques de la langue locale et la conservation des habitudes vestimentaires et des instruments avec une possibilités de les moderniser légèrement et les autres découlent de l'action des pouvoirs publics et le rôle des médians audiovisuels .
C'est ainsi que le folklore populaire , dans chaque pays fait partie du patrimoine national. Ceci implique le respect de la langue maternelle qui l'agent principal de la pensée.
En effet , la langue revêt un caractère particulier puisqu'elle est l'identité d'une nation et le produit même de la culture. Elle  est aussi l'expression  des sentiments et es désirs et surtout    le bien fondamental qui permettent la communication et la compréhension. Autrement, les paroles et le rythme utilisé au folklore doivent être dans la langue locale. En plus de la langue, l'aspect vestimentaire et les moyens musicaux mis  en branle dans cette manifestation artistique constitue les marques extérieures et la spécificité  d'une communauté. Par exemple, les habitudes vestimentaires et l'utilisation des instruments locaux sont encore fortes pendant les manifestations folkloriques. Le costume occidental ne pourra jamais remplacer la djelleba , car même si cette dernière a subi quelques améliorations au point de vue esthétique , elle a gardé sa forme et sa beauté . Autrement , on ne peut pas imaginer un folklore marocain dans un habit occidental , cela lui enlèverait son caractère traditionnel et son identité culturelle nationale.
Toutefois, le folklore d'un pays quelconque s'est ouvert à la mondialisation et a voyagé de part le monde pour faire connaître aux autres peuples ses particularismes. Certains folklores se sont enrichis au contact des autres manifestations ,tandis que d'autres ont résisté aux influences extérieures  Le  Carnaval de Rio  qui est devenu une manifestation mondiale est un exemple éloquent . on peut citer aussi d'autres comme le cas de la musique POP  qui est une musique populaire mais qui s'est enrichie grâce à des apports extérieurs ( Jazz ,Blues ,Musique Indienne) .
Dans ce contexte, on peut dire qu'il y a un certain amalgame d'instruments de musique, de danse et d'habit, mais ce n'est qu'une manière de conquérir un public plus large, sous prétexte de la mondialisation et de l'évolution.
Ensuite, l'artisanat contribue à l'affirmation de l'identité culturelle nationale. Pour la sauvegarder   , chaque pays  doit opérer  sa mise en valeur , de la poterie à la tapisserie , en passant par la marquairerie , la sculpture sur le bois , ) la mosaïque , marbre et plâtre et le travail de cuivre et de vitraux. 
C'est ainsi que les maîtres artisans doivent restaurer, innover et former en permanence les jeunes apprentis qui, incontestablement, seront les grands maîtres de demain.
D'ailleurs , au Maroc , par exemple , il est instauré dans presque toutes les villes des centres de formation et des ateliers où les apprentis bénéficient d'un cursus pratique leur permettant d'obtenir un diplôme professionnel .
Au point de vue purement investissement touristique et culturel dont le grand souci est la préservation du patrimoine culturel du pays , ces produits représentent un enrichissement certain , en offrant aux visiteurs un concept artisanal dans la tradition marocaine.
Par ailleurs, l'artisanat doit bénéficier du soutien des autorités pour son meilleur ancrage dans la planification du développement artistique et culturel du pays. En outre, les responsables nationaux et régionaux doivent aider à l'approfondissement du travail de formation et de sauvegarde des métiers de l'artisanat pour assurer une réussite durable à cette œuvre artistique.
Mais, à l'époque de la mondialisation, l'artisanat a franchi les barrières à l'instar des biens et des hommes. Il ne se contente pas de produits locaux de première nécessité, mais il est entre dans l'univers du marché qui connaît l'abondance et la saturation. L'artisanat, de part son revenu, représente, désormais, une source de profit accru  et une ressource nouvelle. En s'exportant ainsi   , il va se nourrir des traits culturels étrangers .Mais, ces apports extérieurs ne peuvent l'enrichir et l'améliorer sans affecter son âme.
Aujourd'hui, le tapis d'Iran et la poterie marocaine se vendent à travers le monde entier et n'ont pas perdu pour autant leurs racines.
Concernant les œuvres artistiques, telle la sculpture, elles ont , elles aussi , franchi le seuil de leur territoire national.
C'est ainsi que les musées mondiaux notamment, le Louvre à Paris et le British Museum à Londres regorgent de plus d'œuvres artistiques égyptiennes et grecques  plus que ceux de leur pays d'origine. Aujourd'hui , l'artisanat et les œuvres artistiques n'appartiennent plus à un seul pays , mais  en un sens , elles sont devenus mondiales et presque commercialisables.
Enfin , les traditions dans de nombreux pays sont investies  par des habitudes exotiques du fait de la mondialisation .Il es t difficile pour un individu de choisir entre ses valeurs traditionnelles ancrées au plus profond de lui-même depuis qu'il est tout petit  et la pénétration des changements venus d'ailleurs , symbolisant la modernité. Dans les pays  traditionnels, certains individus éprouvent des réticences  face aux  changements dus à la  mondialisation. Par ces  réactions affectives, ils essayent de s'attacher à leurs coutumes et à leurs traditions. Cette attitude défensive peut être compréhensible lorsque ces individus ont l'impression  de se sentir menacés par quelque chose qu'ils ne connaissent pas ou qui ne s'adaptent guère à leurs manière de vivre.
Mais , dès qu'ils se rendent compte qu'ils sont isolés  et que le besoin de s'ouvrir au monde extérieur se fait sentir , ils agissent spontanément .
S'il faut donner un exemple, je ne manquerai pas de citer celui de la Belgique où une société étrangère a voulu moderniser son système de raccordements téléphoniques  des usagers belges en y installant   un agenda électronique. Cette technologie qui venait à point nommée avec la mondialisation n'a pas suscité , au départ , l'adhésion des Belges  car  là où le téléphone traditionnel permettrait de s'arranger entre collègues , l'individualisme de l'ordinateur  occultait  tout dialogue  et tout arrangement entre ces personnes . Cette nouvelle pratique a, quelque peu, bousculé les traditions des Belges qui l'ont adopté et accepté par nécessité du temps  et par l'évolution qui le fruit de la mondialisation.
Dans le domaine gastronomique et vestimentaire, les traditions sont encore assez fortes dans certains pays  en dépit de l'invasion effrénée des produits alimentaires et d'articles de vêtements étrangers.
La majorité des pays restent tout de même attachés à leurs traditions ne réclament pas le statut de "citoyen du monde" , mais pensent , en fait , comme Saint-Exupéry : "Qu'une civilisation est un héritage de croyances , de traditions et de connaissances ,lentement acquises au cours des siècles difficiles à justifier par la logique , mais qui se justifient d'elles-mêmes , comme les chemins , ils conduisent quelque part , puisqu'ils ouvrent à l'homme son étendue intérieur".
Cependant , si un pays veut que ses traditions survivront aux tourbillons de la mondialisation , il faut que ces dernières soient vivantes et ouvertes pour s'adapter à l'évolution des sociétés qui sont confrontées à de nouveaux changements qui sont le propre de la mondialisation.
La multiplication des liens individuels et collectifs dans le monde  est un fait majeur. Nonobstant le fait que chaque pays essaie de renforcer ses particularismes culturels  et artistiques, la mondialisation tend à faire disparaître les cultures des nations au profit d'un amalgame  et d'une homogénéisation.
Ainsi, chaque pays peut tout en s'ouvrant au monde extérieur, déployer de louables efforts pour disposer de son identité culturelle  en cherchant à l'enrichir au mieux sans négliger le domaine spirituel dont l'importance n'est pas des moindres.
Si la mondialisation est considérée comme un processus continu , la culture spirituelle d'un pays est un fruit permanant dans la mesure où c'est cette culture  qui permet de distinguer les peuples , à travers leurs pratiques religieuses , leurs croyances et leurs comportement sociaux . Cependant, la mondialisation n'en continue pas moins de manipuler cette expression  spirituelle.
Dans le domaine  religieux, la mondialisation a favorisé l'accroissement des conflits entre les pays, la plupart sur la scène internationale. Ces conflits sont entachés par de nombreux incidents, plusieurs personnes sont assassinées et le résultat a été que ces évènements ont apporté de grandes douleurs et de graves souffrances parmi la population et des manifestations contestataires ont été organisées.
Mais, en dépit de ces situations dramatiques, la religion tient encore une place importante dans la vie quotidienne de chacun  car elle est la meilleur gardien de l'unité. Aussi , les particularismes religieux ne sont – ils pas  voués à la disparition , en l'occurrence , les trois religions monothéistes.
Depuis plusieurs décennies , le phénomène sectaire s'est multiplié  et s'est déchaîné , suscitant dans plusieurs pays occidentaux de violentes polémiques .Il y a environ 20.000 groupes dans le monde , répartis entre l'Amérique et l'Europe de l'Est. Mais , le danger n'est pas lié à leur nombre , mais à leur efficacité . Par exemple, au Japon, la secte Aum a réussi à répandre du gaz sarin dans le métro de Tokyo en mars 1995 , faisant plusieurs morts et des milliers de personnes intoxiquées . Ces groupes de sectes tentent vainement de s'attaquer à des personnes pour les dissuader de leur religion, mais grâce à la vigilance et la prévention ce phénomène a été contré , comme l'a souligné le sociologue Samuel Henrieux – Léger :" il n'existe pas de vaccin contre les sectes , le meilleur remède c'est le bon sens , le discernement et l'éducation à l'esprit critique".
Avec la mondialisation , le monde est devenu plus petit où ces groupes de sectes , potentiellement dangereux essayent de marginaliser la religion en exerçant des pressions sur des personnes en s'attaquant à leurs intérêts vitaux. La  plupart des pays ont essayé de combattre ces sectes pour les risques qu'elles représentent et les crimes qu'elles fomentent touchant les escroqueries , l'argent , le sexe …etc en changeant chaque fois  de tactique , comme la France , héritière d'une tradition catholique agressive envers les groupes religieux dissidents ou minoritaires.
Si certains essayent de démarquer de la religion , il n'en demeure pas moins que la commémoration d'évènements nationaux religieux  est l'occasion pour  préserver les rites et rituels avec un cachet spécifiques de chaque nation , c'est – à – dire que ces manifestations religieuses telle la prière , l'immolation du mouton  du sacrifice pour les musulmans  sont une preuve d'attachement à la culture, aux traditions du passé et aux coutumes ancestrales.
Dans ce contexte , le Maroc s'est ouvert à la mondialisation et a décliné ce qui touche à sa culture , en particulier , sa religion . Feu Sa Majesté Hassan II avait vite saisi les risques que courrait  l'identité culturelle nationale face au phénomène de la mondialisation envahissante dans la vie quotidienne et notamment les noms des personnes . C'est ainsi que  le défunt souverain a ordonné que soient posés des listes de noms et des patronymes authentiquement marocains pour que les familles puissent les attribuer à leurs nouveaux – nés.
Aujourd'hui, la mondialisation est comparée à un village demain , elle sera comparée à un immeuble , il appartient donc à chaque pays de choisir l'étage où il voudrait loger , sachant que chaque étage à ses avantages et ses inconvénients .
Chaque pays doit rester maître de sa culture religieuse ; il n'y a pas lieu de s'inquiéter devant la mondialisation même si elle rapide et incontournable.
L'autre aspect de la culture spirituelle  sont les croyances qui ont  connu aussi de  fortes turbulences dus essentiellement aux flux massifs des idées et des mœurs étrangers. La culture spécifique d'un pays est une chaîne dans chaque anneau joue un rôle clé dans la vie de ce système. Or , les croyances représentent un de ses anneaux et par conséquent ce sont l'essence même de la culture puisque les regroupements des individus se seraient effectues autour des mêmes croyances,ce sont les croyances , qui a l origine, ont fomenté les liens entre les individus .Malraux avait dit :" le XXI ° siècle sera le siècle des croyances ou ne sera pas". Ainsi , après avoir défini les croyances , on peut dire qu'il y a , là aussi , un défi à relever face aux influences de la mondialisation qui persécutent ces croyances.
En effet , les bouleversements économiques et sociaux résultant des nouveaux modes de production des biens et des services et des changements qu'ils introduisent dans les genres de vie ,les rapports humains , les structures familiales et les systèmes éducatifs ont des impacts négatifs sur les croyances des peuples qui en font leur cohésion . L'hégémonie américaine par le biais des produits Mc Donald's et Coca Cola , pour ne citer que des exemples , véhiculent des messages qui donnent un pouvoir d'attraction sur les peuples , orientent les esprits et façonnent les goûts , les comportements et les croyances .
Néanmoins, cette culture de masse américaine ne parvient pas à uniformiser les cultures étrangères. Car , consommer les produits américains n'équivaut pas à adapter ses valeurs pas plus d'un produit na peut se substituer aux désirs américains de faire partie de leur communauté et d'avoir leur identité.
 Certes, les marocains, par exemple , boivent du Coca Cola  et se rendent au Mc Donald's mais ils se rendent aux mosquées également et font le Ramadan . De plus , participer à une économie américaine ou mondiale ne signifie pas sacrifier ses valeurs locales en matière de croyances .
A titre d'exemple , aussi , on peut citer les Indiens qui préfèrent leurs films à ceux des américains . Sur 2200 films exposés en 1999 , 2000 sont des films et seulement 200 importés , ce qui justifie la prudence des indiens à échapper à la pression de la mondialisation sur leur système de valeurs , mais , par contre la nécessité de valoriser leur culture au risque de la voir périr ou même disparaître. Ce  problème a trouvé sa situation dans les pays de l'Asie du Sud –Est qui ont pu adapté les apports de la science et de la technologie mondiale et les nouvelles méthodes de  production, sans perdre les éléments essentiels de leur culture à savoir les croyances. Ils ont même réalisé des performances économiques qu'on leur reconnaît aujourd'hui. Les comportements sociaux  sont touchés par le phénomène de la mondialisation. En effet, la parabole, qui a écourté les distances entre les peuples et les cultures véhicule, des modes de vie qui influent sur le comportement des personnes. En considérant que les comportements sociaux font partie des traditions d'un pays , voire de son patrimoine national , les citoyens de ce dernier doivent s'y adhérer et s'y réfugier chaque fois qu'ils se sentent menacés par une culture étrangère , ils doivent par excellence , faire de leurs comportements la bastion qui résiste à la mondialisation .
Dans ce contexte, on peut dire que la complexité d'une culture quelconque nous oblige à approfondir les réalités qu'elle dévoile. Il est nécessaire donc, de travailler en profondeur car l'apparence est souvent trompeuse et l'homme est sûrement le système le plus complexe et le plus difficile à déchiffrer. Par exemple, pour une entreprise qui veut s'installer dans un pays étranger , il appartient à son manager de décoder le pourquoi culturel à savoir tenter d'en comprendre les conduites , les habitudes et les comportements des personnes qu'il va embaucher.
Beaucoup de managers ont occulté cette dimension comportementale et ont trouvé des difficultés.
A titre d'exemple , la société Thomson a implanté  une de ses usines à Casablanca au Maroc. Surprise des excellentes performances de l'usine , l'entreprise a mis en place une étude afin d'élucider  les causes de ce succès  et ce rendement exceptionnel par rapport à ses  consoeurs marocaines.
Les raisons principales de ce succès résident dans l'étude du comportement des ouvriers   et l'adhésion à leur philosophie de travail. Bien  plus , ce succès repose sur l'adaptation de la culture occidentale des entreprises aux valeurs comportementales communes aux ouvriers. Ces derniers , alors , s'investissent dans le travail où l'on est passé de " la surveillance policière à un mode d'école où se mêlent communication , pédagogie , partage , respect , confiance , égalité et responsabilité".
Les conséquences de la mondialisation sur l'expression spirituelle sont donc très néfastes, celles traitées ne sont que des exemples.
Cependant, ce phénomène peut présenter quelques promesses sur le plan intellectuel.
Il est incontestable que la mondialisation fait courir des risques à tous les pays mais à des degrés différents. En effet , l'abolition des barrières culturelles et intellectuelles exposent ces pays à un flux d'idées et d'informations qui circulent de part le monde , conduisant ces états vers une homogénéisation et presque une monoculture.
En fait , il faut rappeler que cette mondialisation quia pris des proportions tentaculaires a beaucoup affecté la langue nationale des états .
Ainsi , depuis l'avènement des nouvelles technologies  et la vulgarisation à outrance des moyens audio-visuels ( satellites , chaînes multiples) , les populations dans différents pays sont  soumises aux pilonnage des programmes audio-visuels qui pénètrent chaque foyer dont la langue  anglaise détient le palmarès.
Reconnue comme une langue internationale  et commerciale, l'Anglais se faufile jusqu'aux fins fonds des nations et des sociétés les plus reculées et impose sa loi et son emploi dans plusieurs secteurs d'activités .
Aujourd'hui, seule la langue Française est entrain de concurrencer cette dimension linguistique anglo-saxonne. D'ailleurs, Internet et la Francophonie sont le meilleur exemple dans ce duel linguistique planétaire . Mais , si la langue  française constitue la locomotive de la francophonie, comme avait dit  Alain Decaux : " Ma patrie , c'est ma langue , je ne supporte pas de l'avoir subir quelques atteintes que ce soit" , certains pays tentent vraiment  de se démarquer de cette langue anglaise . Cette dernière tend à faire perdre aux autres leur langue maternelle  et à susciter, parfois, l'animosité d'une langue dominatrice sans égards  pour celles d'autrui. En fait ,  ce torrent doit être maîtrisé par des dignes suffisamment solides pour arrêter les excès.
Tous les moyens sont donc  bons pour résister face à la mondialisation .Chaque pays doit valoriser sa langue nationale par son emploi dans tous les domaines d'activités  et l'imposer dans l'enseignement comme langue principale. Parallèlement, l'acquisition d'autres langues étrangères est nécessaire, car la mondialisation, en dépit de ses revers, favorise la conjugaison des efforts dans tous les domaines linguistiques pour de connaître  et se faire connaître . "Connais – toi toi-même" disait Socrate, mais " Connais  ton voisin" disons –nous aujourd'hui  et notre voisin c'est la monde entier.
La culture de masse américaine rayonne aujourd'hui dans le monde entier grâce à sa puissance technologique dominante  au filtre duquel les savoirs et cultures passent. Si cette influence a battu  le record  dans le domaine audio visuel, il n'en demeure pas moins que cette culture a emprunté aussi son chemin  par le biais des œuvres littéraires. Cet héritage littéraire dont chaque pays s'enorgueillit telle une base de sa structure sociale, est  sapé par une production massive de livres étrangers. Avec la mondialisation, les œuvres littéraires sont devenues une ressource économique mais surtout un moyen  pour véhiculer ses idées , ses mœurs , ses traditions , bref ,sa culture.
 Pour contenir cette supériorité  littéraire étrangère, le gouvernement  de chaque pays doit inciter ses citoyens à produire  des livres dans la langue nationale. De même, il doit susciter l'intérêt pour la lecture des ouvrages locaux  pour revaloriser le savoir et le savoir  faire et affermir l'identité culturelle intellectuelle nationale.
Mais, pour assurer la survie de la production littéraire nationale, les pouvoirs publics doivent organiser des  séminaires, des débats et des forums  pour favoriser l'émergence de nouveaux écrivains et éditeurs. Dans le même temps, ils doivent les   encourager matériellement, car, les écrivains produisent  pour la vente  et non pour "la littérature nationale".
L'acquisition, la maîtrise et l'écriture dans des langues étrangères est un atout pour faire connaître sa culture. Nul ne peut suivre l'élan de la mondialisation dans le contact avec les œuvres littéraires internationales qui sont, souvent, source d'inspiration et d'amélioration. La plupart des progrès ne sont que des initiatives de ce qui a été entrepris ailleurs .Car, il faut être soi-même et apprendre des autres.
La mondialisation  par son flux d'idées , de services d'informations et d'images a permis un décloisonnement culturel .Certes , l'ouverture des frontières implique , non pas la disparition et l'inégalité souveraine des états mais la réduction des obstacles aux échanges .
L'échange est un gage  très puissant du progrès et la réussite. Un état qui se refuse l'échange se pénalise lui-même  et se condamne à l'isolement  et à l'autarcie. Le slogan maoïste du " développement autosuffisant" est mort. . Chaque pays doit être en osmose avec l'extérieur. Dans ce sens, les pays doivent  encourager la multiplication des biens individuels et collectifs de nature à favoriser l'échange dans le domaine culturel. Cet échange peut se faire soit directement ( voyages , migrations , diasporas)  soit d'une manière indirecte par la médiatisation des images à travers les paraboles et les systèmes de communication. La  possibilité de suivre des formations et des études dans les pays d'accueil permet de vivre en temps réel avec le reste du monde sans avoir le sentiment d'appartenir à ce monde et d'oublier ses racines.
Si la mondialisation est un processus dynamique engendrant à la fois des avantages et des inconvénients, il appartient à chaque pays de s'y adapter selon son propre génie . L'essentiel est de conserver  sa culture spécifique  qui fait la différence et la diversité de toutes les cultures et ensuite de s'ouvrir à l'extérieur pour s'enrichir, aguerrir ses traditions et  éprouver ses valeurs.
CONCLUSION
Certes, la mondialisation est un outil indispensable permettant aux états d'intégrer un monde de connaissances diversifiées non négligeables. En contre partie, elle présente des risques certains qu'elle fait courir aux pays au point de transgresser leurs particularismes culturels. Certains pays puissants profitent de l'occasion de leurs transmettre tout un panel de savoirs et de savoirs- faire pour véhiculer à leurs peuples un concept de culture universelle.

Pour affronter cette mondialisation qui s'affirme de plus en plus et dont l'évolution n'obéit guère à des règles précises, il appartient à chaque pays de consolider sa culture spécifique  en en faisant presque le cheval de bataille dans toute interaction. De même , il doit à chaque occasion , affermir sa propre culture sans pour autant  chercher à s'isoler et à rejeter la mondialisation qui a , assurément , des bienfaits  et qui va de l'avant. Le  monde du XX ° siècle serait-il homogène ? les inégalités planétaires, les injustices sociales sont loin de le confirmer. Probablement l'abolition de ces obstacles  par une révolution universelle a plus de chances d'y parvenir.

La lutte contre la pauvreté


            A l’aube du prochain millénaire l’humanité s’est engagée dans une grande bataille dont l’objectif est éradication de toute forme de pauvretés dans le monde. Mais face à l’ampleur du phénomène, les taches s’annoncent ardue. Ainsi, le rapport mondial sur le développement humain publié en 1997 par le programme des nations unies pour le développement (PNUD), a tiré la sonnette d’alarme en déclarant que la pauvreté extrême touche plus d’un milliard d’individus dans le monde qui survivent d’un dollars par jour.
Aujourd’hui ce fléau a tendance à s’étendre et à s’installer dans plusieurs régions de la planète comme l’Afrique subsaharienne,    l’Asie   du   Sud,  l’Amérique  latine  et   les ex-républiques soviétiques. Face à cette situation qu’on peut qualifier de tragédie du XX° siècle, on est en droit de se demander sur les actions et les moyens qui permettront de lutter contre la pauvreté.

La lutte contre la pauvreté reste jusqu’à nos jours un défi majeur ce à l’échelle planétaire. Si les solutions préconisées ne manquent pas de réalisme et d’esprit, il n’en demeure pas moins solutions n’ont pas franchies le seuil de la théorie. Il est temps de mettre en pratique une croissance économique diversifiée et largement reparti, d’accentuer la valorisation du capital humain des pauvres et surtout une mobilisation sérieuse et générale de la part de la communauté internationale. Lutter contre la pauvreté c’est tout d’abord rechercher une croissance économique diversifiée et largement repartie qui se traduit essentiellement par la mise en place du cadre nécessaire à cette croissance sans occulter d’accroître leur productivité et d’éliminer toutes discriminations à leur égard.

En effet, la croissance de la main d’œuvre est l’un des facteurs essentiel qui peut faire accroître les possibilités d’emploi, en ayant le travail adéquat, la pauvreté sera largement atténuée.
Pour plusieurs pays qui se trouvent dans l’obligation de rayer les retombées négatives de leur économie sur la population déshéritée, ils doivent appliquer des reformes économiques, en relevant la productivité agricole, car cette dernière reste toujours le secteur privilégie des pays pauvres, ensuite, en soutenant l’éducation afin de permettre à l’ensemble de la population  de participer à la croissance et d’occuper un rang important dans la société, sans oublier d’améliorer les activités en matière de santé et de nutrition. Mais ceci ne sera possible que par la réalisation des études sur la pauvreté, la diffusion entre pays des bases de données d’expérience afin de les aider à accroître leurs moyens utilisés.
Pour les pays ou la pauvreté est fortement concentrée dans certaines régions, il faut cibler leurs ressources sur un certain nombre de projet en vue d’encourager la croissance. Par exemple l’un des programmes de développement rural que soutient la banque mondiale inclut 23 projet différents, représentant au total 3,3 milliards de dollars dans le nord est du brésil, ou vivent plus de la moitié des brésiliens pauvres les projets réalisés dans les provinces du nord, du nord-ouest de la chine sont d’autre exemple de la façon de maîtriser les poches de grande pauvreté. En définitive, les activités économiques jouent un rôle prépondérant dans la lutte contre la pauvreté, néanmoins on doit veiller à faire participer cette frange de la population activement dans l’exécution des projets.
Ainsi, en assurant l’accès des pauvres aux différents paramètres de la croissance, par le baies des crédits et de la terre, cette relance sera vivement assurée. Il faut savoir qu’en accordant des petit crédits, aux entrepreneurs pauvres ils pourront faire surface et suivre la croissance. Bref, en aidant des petites entreprises solvables, par des micros crédits, crées par des petits exportateurs, pêcheurs, artisans, homme ou femme la productivité des pauvres sera accrue.
En fin, l’investissement consacré à l’enseignement primaire, à la santé de base, à la vulgarisation agricole, la formation et à la gestion contribueront de façon décisive à l’amélioration de la situation des pauvres. Ils auront ainsi pour objectifs l’accroissement de la productivité dans les petites entreprises, ces dernières devront en plus être d’une manière ou d’une autre protégée contre toute ingérence ou concurrence supérieur à leur productivité.
L’activité des pauvres dans le secteur économique doit être assurée pour faire en sorte que le ma  roché fonctionne optimale ment pour les petites entreprises .ainsi, il apparaît évident d’engager les gouvernements pour éliminer les réglementions inutiles et lourdes qui subordonnent par exemple la création des petites entreprises à l’octroi de licence ou au paiement des taxes initiales.
Les investissements doivent augmenter aussi dans l’infrastructure essentielle comme les routes rurales, de façon à ce que les agriculteurs pauvres puissent  avoir accès aux marchés et obtenir des biens et des services indispensables. Ensuite ouvrir les zones reculées ou vivent de petits exploitants agricoles afin de réduire le coût des déplacements jusqu’au marché afin d’accroître les revenues et possibilités d’emploi des agriculteurs.
La remise en état du transport va assurer les déplacements centre région ce qui augmentera les échanges et le commerce entre les différents entrepreneurs et commerçants sans oublier qu’il faut participer pour éliminer la discrimination des pauvres. Car ces pratiques empêchent souvent les pauvres de recueillir  les biens de la croissance économique. Donc, il est essentiel de renforcer les appuis dans ce domaine difficile en particulier en portant une assistance aux femmes et aux groupes autochtones. Dans le cas des femmes, il serait souhaitable de soutenir leur accès à la terre et aux titre de propriété, aux soins infantiles à l’éducation du territoire pour mettre à égalité les femmes et les hommes, enfin assurer des programmes de formation ne favorisant pas un sexe au détriment de l’autre. (la politique de la partie).
En définitive avoir un emploi pour parait un paramètre essentiel pour lutter contre la pauvreté et relancer l’économie de n’importe quel pays et de donner aux pauvres l’opportunité de mettre en exergue leur savoir faire mais avant tout ne faut il pas penser aux potentialités de ce pauvre ? ne faut-il pas penser à son savoir et son environnement ?
Il est maintenant amplement établi que valoriser le capital humain des pauvres est un moyen décisif de lutter contre la pauvreté en lui assurant une bonne santé, une instruction adéquate et de lui donner les moyens nécessaires pour améliorer son rendement au sein de la société sans omettre la protection des groupes vulnérables par le filet de sécurité.
En effet, l’enseignement fondamentale est un élément essentiel de la valorisation du capital humain des pauvres, et trois domaines occupent une place primordial dans les efforts menés pour aidés les enfants des pauvres à savoir : le développement de l’enfant sont déjà fixées quand il atteint l’âge de quatre à cinq ans. Ainsi les interventions cohérentes visant à améliorer sa santé et son état nutritionnel peuvent avoir un effet bénéfique durable.
Pour l’enseignement primaire : atteindre un niveau d’éducation de base est une condition sine qua non de réduction de pauvreté tant pour un individu que pour un pays . si de nombreuses études ont établi la forte corrélation entre le niveau d’éducation et le revenu individuel les faits s’efforcent de montrer les biens entre éducation et croissance économique d’un pays.
Ainsi éduquer les enfants des pauvres c’est augmenter leur chances d’échapper à la pauvreté. Mais il faut aussi insister sur la qualité de l’enseignement sans chercher à favoriser le sexe masculin et occupe la sexe féminin dans la croissance économique. Pour ce qu’est de l’éducation des filles, c’est un catalyseur du développement dans toutes ses dimensions. Baisse des taux de fécondité, hausse de la productivité et meilleur gestion de l’environnement. En fait l’éducation des femmes à un influence énorme sur leur bien être et leur productivité comme ceux de leur famille. Ainsi par exemple augmenter de 10 % l’alphabétisation féminine réduisait de 10% la mortalité infantile. Le projet de l’éducation de la femme recèle un vaste potentiel alors qu’il s’avère nécessaire de modifier les priorités et mobiliser des ressources additionnelles afin d’atteindre ce but. D’autre part l’amélioration de la santé maternelle et infantile et l’état nutritionnel, va assurer un milieu convenable pour l’enfant et protéger les capacités physiques et intellectuelles d’une façon générale, c’est pour cela que la santé et la nutrition sont fréquemment incluses dans des opérations menées dans autre secteurs comme l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’éducation les projets industriels.
En fin, il faut mettre à jour des travaux d’analyse nécessaires à la mise en place des filets de sécurité pour protéger les malades les personnes agrées, les handicapés. C’est  pour cela que le filet social doit occuper un espace important des aides fournies pour lutter contre la pauvreté. Cet aide peut se traduire sous deux formes tout d’abord une allocation forfaitaire de solidarité versée aux personnes sans revenue et sans possibilité d’activité, ensuite dans une activité l’intérêt général versée à des personnes au sein de programmes de soutiens.
Tout effort au niveau local s’avère insuffisant et loin d’atteindre l’objectif optimale sans une mobilisation générale et efficace de la part de la communié internationale.
L’apport de la communauté internationale, pour tendre vers l’efficacité doit conjuguer une coopération étroite des organisations internationales avec le reversement de l’aide mais surtout la résolution des problèmes de surendettement des pauvres sans laquelle toute stratégie vouée à l’échec.  En effet, le rôle de L ONU est sollicité pour apporter une solution efficace au problème  Par ses institutions rattachées à caractère humanitaire et économique elle paracheva l’œuvre déclenché par les Etat concernés Si le FAO  se propose d’améliorer les rendements agricoles et le niveau de vie néanmoins ses actions demeurent insuffisantes et loin de courir toutes les populations de munies du monde Ceci est bien évident dans la mesure ou l’organisation à laquelle il appartient n’est pas pour autant à la taille de ses aspirations.
Il est autant nécessaire de stimuler les acteurs internationaux en l’occurrence les pays roches à apporter un soutien substantiel à cette organisation en vue de lui permettre d’aboutir à l’objectif qu’elle s’est fixée.
Il y a lieu aussi de citer les autres institutions notamment l’UNISCO qui tend à resserrer la collaboration entre les peuples pour lutter contre l’analphabétisme, la diffusion de l’enseignement et la vulgarisation des progrès techniques. UNICEF quand à elle cherche à apporter une assistance aux enfants des   pays de munis dont l’objectif d’éradiquer la malnutrition à ses origines, toutefois leur action demeure similaire à celle suscitée.
Quant au FMI qui déploie des aides sous forme d’appui pour le développement (APD), doit revoir et sa manière d’octroi et le volume de ces aides. Ainsi les pays développes souce d’approvisionnement de cet organe doivent passer d’un taux de participation qui demeure jusqu’à maintenant insignifiant à un autre efficace pour permettre au FMI de changer sa politique et d’atteindre l’objectif escompté.
L’APD ainsi valorisée par le FMI ne doit pas être uniquement sous forme d’aide monétaire mais sous forme d’investissement et de transfert de technologie. Les investissements ne viseront pas seulement le bénéfice mais à accroître les occasions d’emploi ce qui permettra de rechausser le revenu des pauvres et de permettre leur qualification. Le transfert des technologies, visera de sa part à accroître les capacités des individus et des collectivités au sein des pays pauvres pour leur permettre de parachever leur marche vers la croissance.  Il va sans dire que les pays pauvres sont les plus endettés, ceci constitue un fardeau qui entrave leur marche vers la croissance et tue par ailleurs toute tentative de lutte contre la pauvreté . En effet, les pays pauvres consacrent une grande partie de leurs revenus « plus de 30% » pour régler les échéances de la dette qui ne fait qu’augmenter au fur et à mesure. La politique de rééchelonnement n’est en aucun cas la solution efficace, toutefois un sacrifice de la part des créditeurs de transformer la dette en investissement semble de lieux à adopter. Si quelques initiatives dans ce sensé sont déjà entreprises, le cadre dans le quel elles ont été exécuté ne vise pas uniquement la lutte inconditionnée de la pauvreté,  mais in consiste  à apporter la solution qui protège les intérêts.
En somme sans une volonté solide d’atténuer sérieusement la dette, le problème de la pauvreté ne sera que s’aggraver.

Lutter contre la pauvreté est un soucie de tout esprit éveillé, cet objectif ne peut être atteint que par la mise en pratique d’une stratégie solide basée sur une recherche de croissance économique, le renforcement du potentiel humain et une coopération étroite des acteurs internationaux. Si les 20% uniquement détiennent 80% des richesses de la planète, il est temps de penser à la vulgarisation de ces richesse pour éviter une apothéose qui semble imminente.


Les conflits interethniques

INTRODUCTION

La fin de la guerre froide a semblé coïncider avec une augmentation du nombre et de l’intensité des conflits ethniques sur la scène internationale notamment en Afrique, en Europe Orientale et en Asie centrale. Des guerres civiles présentant des caractéristiques ethniques ont récemment ébranlé l’Europe surtout en ex-Yougoslavie où les confrontations entre communautés ont pris la forme de véritables génocides.
En Asie centrale, la pression russe en Tchétchénie à l’égard des populations autochtones fut également très cruelle.
L’Afrique qui traverse une terrible crise  d’identité, meurtrière, convulsive et imprévisible comme ce fut le cas en Ethiopie, Mozambique Angola, Tchad, Ouganda, Soudan, Burundi, Rwanda, Libéria et Sierra Léone, constitue une zone très controversée et multiethniques. Les sociétés sont composites, multiraciales et multiethniques.
Ainsi, est-on en droit de se demander en quoi les conflits interethniques en Afrique se différencient de ceux qui ont pris place en Europe et sur quelles bases    juridiques nous pouvons nous appuyer. 
Ayant des origines de caractère historique, politique et économique, les conflits interethniques en Afrique se différencient de ceux qui prennent place en Europe par la violence, l’embrasement des régions, l’impuissance des organisations africaines et l’indifférence de la communauté internationale.
 La prise en main de son destin à l’échelle nationale et  régionale conjuguée à une sérieuse intervention des instances internationales semblent être des solutions crédibles à ces conflits.
 Pour étayer cette thèse, seront analysées successivement les origines des conflits, leurs caractéristiques et enfin  les bases juridiques qui peuvent constituer les fondements d’un nouveau contexte en Afrique.

I/ LES ORIGINES DES CONFLITS INTERETHNIQUES :

Les origines des conflits interethniques en Afrique ont  trait à l’histoire tourmentée de ce continent, à sa situation politique défaillante et à la convoitise des richesses de son sous- sol, ce qui les différencie de ceux qui prennent place en l’Europe .
 En effet, tribal et pluriethnique, le continent africain se distingue de son voisin européen par la fragilité des frontières héritées de la colonisation. L’Afrique est le continent noir par excellence qui se compose de différents groupes « raciaux ». [Les pygmées sont un groupe ethnique africain vivant dans la forêt équatoriale, caractérisé par la petite taille de ses individus. Les boshimans,  peuples de l’Afrique australe

A ces particularismes, s’ajoute la diversité religieuse. Certains pays comme le Nigeria sont partagés entre les  influences de trois religions dominantes (Islam : 45%, christianisme :35 % et animisme: 20%). La ferveur religieuse s’accompagne souvent d’intolérance. L’accession au pouvoir d’une communauté religieuse, peut provoquer des troubles  pouvant atteindre l’ampleur d’une guerre civile. En Europe par contre, ces particularismes sont très réduits.
Quant aux frontières, elles sont presque toutes artificielles  en Afrique car, tracées de façon tout à fait arbitraire par les colonisateurs. A partir du moment où les Etats sont décolonisés, la situation est devenue fort grave. Le cas du BIAFRA qui voulait former un Etat séparé et que la fédération du Nigeria a écrasé dans le sang, illustre cette situation.
Occasionnés en Afrique par la lutte pour le pouvoir, l’absence d’une culture démocratique et le dysfonctionnement des structures institutionnelles, les conflits interethniques en Europe sont dus en revanche à la montée  de l’extrême droite au pouvoir dans certains pays .
 En effet, on remarque que la plupart des pays manquent de cadres rompus à l’exercice du pouvoir d’où l’importance des militaires pour tout chef d’Etat en vue de se maintenir au pouvoir.
ATLAS J.A du Continent Africain. Peuples et religions
            En outre, les élections sont souvent perçues par les dirigeants comme un moyen de garder le pouvoir afin d’assurer à leur profit le contrôle des  richesses nationales tout en instaurant un clientélisme sur des bases régionales et tribales.
            De même, il faut reconnaître qu’après l’indépendance les partis politiques uniques se sont révélés être les principaux obstacles à une unité nationale, par le fait qu’ils imposent un monolithisme idéologique prétendant modeler les individus selon un prototype préétabli. La tribu apparaît alors comme le dernier refuge pour des individus désemparés dans une société totalitaire. L’adoption du multipartisme depuis 1989 a porté le nombre des Etats démocratiques de 37 à 53. Toutefois, le bilan de ce processus est très mitigé pour ne pas dire décevant  et se caractérise par le recours incessant aux armes comme moyen de conquête du pouvoir. En Europe ce même  processus a plutôt favorisé l’émergence de partis nationalistes comme ce fut le cas en SERBIE et en CROATIE.
Enfin, les ingérences régionales et étrangères à des fins économiques sont le  catalyseur du chaos général qui affecte certaines régions d’Afrique.
L’ethnie est devenue un prétexte pour certains pays pour s’immiscer dans les affaires intérieures de leurs voisins. Ces derniers interviennent il est vrai  essentiellement pour la maîtrise des ressources importantes .Tel est le cas par exemple du Rwanda , l’un des pays les plus pauvres de la région des grands lacs,  et qui pour acquérir une part des richesses congolaises, surtout en or et en diamant a essayé de déstabiliser l’ordre dans la République Démocratique du Congo, en soutenant les rebelles Banyamulenge ( des Tutsis congolais ) contre les forces congolaises sous prétexte qu’ils pourchassaient les milices des ex-Forces Armées Rwandaises qui l’attaquaient depuis  le Congo.
En out                                                                                                                                            e civile du CONGO  BRAZAVILLE .
Composé d’une multitude d’ethnies mal réparties entre les Etats, confronté à une instabilité politique occasionnée par l’échec de l’instauration de l’Etat de droit et soumis à des ingérences externes et internes, le continent africain est sujet à des affrontements interethniques qui présentent des caractéristiques différentes de celles des conflits interethniques de l’Europe.

II / CARACTERISTIQUES DES  CONFLITS INTERETHNIQUES EN AFRIQUE

L’atrocité, la régionalisation des conflits internes , l’ inefficacité des interventions des organisations Africaines et l’indifférence de la communauté internationale sont les principales caractéristiques des conflits interethniques en Afrique .
La première évolution qu’il paraît important de relever est le caractère de plus en plus systématiquement «  éradicateur » des conflits. Il semble que la défaite de l’adversaire ne suffise plus et que sa disparition totale soit recherchée. On se souvient des terribles images de famine qui avaient ravagé le BIAFRA, le Soudan et la Somalie. Ces désastres étaient jusqu’à présent une conséquence de la guerre, il semblerait  qu’ils en deviennent aujourd’hui des buts. Les raisons en sont multiples ; il faut d’abord impliquer la prolifération des armes dans les zones d’affrontement entre les différentes ethnies bien mieux armées que les troupes régulières. De plus  les adversaires en présence recrutent des partisans de plus en plus jeunes, les enfants deviennent ainsi des ennemis potentiels à éliminer quel que soit leur âge.
 En outre, comme pour l’extension des conflits, leur aggravation est liée au manque de fermeté de l’ONU et de la communauté internationale. L’absence de réaction dans le conflit Soudanais permet aux autorités de poursuivre une politique de «  purification  religieuse »  basée sur le massacre comme sur le déplacement de populations entières.
Quant à la régionalisation  des conflits internes, elle donne lieu à la formation de zones de fuite, de repli ou d’abandon et à des possibilités de manipulation : c’est une conflictualité en spirale du local à l’international.
En effet, les conflits qui embrasent les diverses régions d’Afrique illustrent – à la  différence des conflits sous régionaux internationalisés au temps de la guerre froide- une conflictualité en spirale dont les fondements  se trouvent dans  les  sociétés et les pouvoirs politiques internes et  dont les ressorts ou la dynamique vont du local à l’international. Leur nouveauté réside dans l’hétérogénéité des acteurs collectifs (rebellions, factions, forces armées régulières, milices, bandits) le caractère de plus en plus souvent civil de ces acteurs (enfants soldats, miliciens désœuvrés trafiquants) ainsi que dans l’objet de l’affrontement : non plus seulement le pouvoir, les ressources, les idéologies, mais aussi  des statuts, des valeurs, des croyances.
La violence  d’un conflit interne ne se dérobe pas systématiquement du territoire  national, mais elle mobilise dans ce cas, par delà les frontières  des forces  politiques, sociales, religieuses qui se radicalisent  et sont récupérées par des forces d’opposition. Les conflits internes en Afrique sont surtout la cause d’un nombre  important de personnes déplacées et de réfugiés. Ces derniers atteignent respectivement 15 et 7 millions de personnes en 1996 selon le HCR.
Un degré supplémentaire de violence politique et physique est franchi avec la militarisation de camps de réfugiés Rwandais au ZAIRE par des soldats des forces armées rwandaises fuyant l’arrivée du  front patriotique rwandais. Ce cas d’une armée régulière se réfugiant avec contingents, équipements et armement, et disposant par ailleurs de réserves financières provenant de la banque centrale emportée par d’anciens dignitaires, est significatif de la régionalisation d’un conflit interne.  En Afrique de l’ouest, le conflit  du Libéria montre au grand jour les appuis extérieurs des rebellions à l’insu ou avec la complicité des pays voisins, et leurs circuits mafieux pour entretenir des économies de guerre.
Enfin, le dernier caractère réside dans l’inefficacité des interventions africaines et de la communauté internationale. En effet, face à cette flambée des conflits interethniques, le régionalisme offre jusqu’ici peu de voies de secours. Ces institutions issues des Etats n’ont jamais pleinement fonctionné à cause de la mauvaise communication  intra étatique et interétatique. De plus, avec le changement de nature de la conflictualité, les principales organisations sous-régionales se montrent incompétentes car elles sont prévues pour  prévenir et régler les conflits de toutes natures. Contrairement à cela, en Europe, les organisations régionales s’intéressent pleinement aux différends qui éclatent et créent toujours un climat d’entente pour pouvoir les régler en utilisant tous les moyens adéquats.
L’Organisation de l’unité africaine (OUA) en quarante années d’existence, n’est jamais parvenue  à régler elle-même  un différend sérieux  intra étatique ou interétatique. Néanmoins, avec la tragédie rwandaise et de l’intégration en son sein de la nouvelle Afrique de sud  elle a décidé, lors de son sommet, en juin 1994 à Tunis, d’accélérer  la mise en place de son mécanisme de prévention, de gestion et de résolution des conflits. La nécessité d’obtenir l’accord préalable de l’ensemble  des parties en conflits, et l’absence des moyens financiers et logistiques risquent cependant de limiter  sérieusement la portée pratique d’une telle décision.
Dans un monde qu’on s’est  plu à d’écrire comme un village  planétaire » où tout se sait  tout de suite en raison de communications quasi instantanées, il aura été possible d’éliminer en quelques semaines entre 500 000 et un million de Tutsis entre le 06 avril 1994 et le mois de juillet de la même année. Cependant, cette instantanéité médiatique s’est montrée indifférente à l’égard des conflits africains. Dans ce cadre, il a fallu attendre le 18 Mai 1994, alors que les grands massacres du Rwanda étaient terminés pour qu’une photographie de « boucherie » monte à « la une » d’un quotidien. Il paraît ainsi que dans ce cas, ce n’est nullement la guerre civile, le massacre planifié des centaines de Hutus et Tutsis qui a le plus inspiré les médias, mais la liturgie humanitaire « exode, et sacs de riz, orphelins et dispensaires, humanité meurtrie et bienfaitrice, images de malheur et mouvements de sauveteur ».
 Ce   génocide, car il faut bien le qualifier ainsi, n’a déclenché aucune réaction internationale, à part la tardive  opération Turquoise de la France qui a eu pour résultat de protéger, non seulement des survivants des massacres, mais aussi des assassins poursuivis par les Forces du Front Patriotique Rwandais.
Plus significatif a été le refus de prononcer le mot génocide dans l’enceinte internationale pendant de longs mois. Ce qui se dissimule derrière cette pudeur  sémantique est bien évidemment le souci des Nations – Unies, et il faut bien le reconnaître de Washington, échaudé par la fâcheuse expérience de la Somalie.
Contrairement à cela, en Europe l’ONU et notamment l’OTAN ont utilisé tous les moyens  nécessaires pour régler le problème Yougoslave.
Ainsi, les conflits interethniques  en Afrique  se spécifient par la violence cherchant la destruction de l’adversaire et son éradication, la conflictualité en spirale du local à l’international et l’insouciance  des instances africaines et internationales. Ainsi peut-on s’interroger : y a t-il des solutions juridiques à ces conflits ?

III- LES BASES JURIDIQUES :

            La volonté et le respect des pactes internationaux, par les constitutions des pays africains, la prise en charge de la résolution de leurs conflits par l’instance panafricaine et les organismes régionaux, avec une coopération active des institutions et de la communauté internationale, sont les bases essentielles pour limiter les crises interethniques.
Les institutions des pays africains doivent garantir l’exercice des droits fondamentaux dans des conditions d’égalité indépendamment de toutes les considérations et se conformer aux résolutions internationales.
Les instruments internationaux ratifiés doivent faire partie intégrante des droits internes. Les lois et autres règlements doivent être en conformité avec les principes généralement reconnus des droits et des accords internationaux. Ainsi, les dispositions du pacte international relatif aux droits civils et politiques et celui relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de même que les dispositions de sauvegarde des droits de l’homme et les libertés fondamentales doivent donc avoir un caractère impératif pour  ositions de la constitution pourraient être contestées devant la justice, de plus cette dernière peut être saisie de toute atteinte aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales y compris en cas de discrimination raciale.
Enfin, la voie de la réconciliation nationale doit être suivie par les pays africains malgré les obstacles qu’ils peuvent rencontrer car elle est la seule garantie de la cohabitation entre protagonistes et la seule voie porteuse d’avenir pour leur pays. Nous pouvons citer dans ce contexte le cas du Maroc qui connaît une grande évolution démocratique et dont la constitution garantit à chacun ses libertés fondamentales malgré la multitude des composantes de sa population : Arabes, Berbères et Rifains entre autres, qui ont des dialectes et des coutumes diverses cohabitent dans un climat de paix et de sérénité.
Il apparaît donc que seules des lois respectant les droits de l’homme et l’implication des pouvoirs publics ou le respect des résolutions internationales peuvent conduire à l’apaisement les conflits interethniques en Afrique.
La paix et la sécurité en Afrique dépendent de son aptitude à développer ses propres capacités pour régler ses conflits.
Evoquant le rôle que les organisations régionales pourraient jouer dans le règlement des conflits, l’ancien secrétaire des Nations Unies Mr Boutros GHALI, écrivait dans son rapport intitulé ‘Agenda pour la paix, diplomatie préventive, rétablissement et maintien de la paix’ :
« Au terme de la charte, le Conseil de sécurité a- et continuera d’avoir- la responsabilité principale du maintien de la paix et de la décentralisation de la délégation et de la coopération aux efforts de l’ONU, pourrait non seulement rendre plus légère la tâche du conseil mais contribuer également à la création d’un sentiment plus fort de participation de consensus et de démocratisation en ce qui concerne les affaires internationales ».
Dans ce contexte pour la prévention des conflits interethniques en Afrique, l’OUA doit déployer des efforts pour la mise en œuvre d’un mécanisme ayant pour but, dans un premier temps d’intervenir avant qu’un conflit ne risque de prendre des proportions désastreuses, et dans un deuxième temps de trouver les moyens de mettre en place une capacité militaire d’interposition et de maintien de la paix. Pour cela deux modifications méritent d’être envisagées en ce qui concerne l’organe central des mécanismes de l’OUA. Il s’agit de réexaminer sa composition telle qu’établie par les déclarations du Caire* et d’autre part de faire en sorte qu’y soit assurée la présence militaire. En outre la structure de la décision de gestion des conflits créée en 1992 à Kampala devrait être révisée pour assurer une combinaison de présence civile et militaire. Cette révision aboutirait probablement à la mise sur pied d’une unité militaire efficace et importante apte à  jouer un rôle déterminant dans le traitement des aspects militaires des conflits interethniques.  Parallèlement aux efforts à fournir par l’organisation panafricaine, le rôle à jouer par les organisations sous régionales est à re-dynamiser.   
       Dans les actions où la connaissance du milieu et la rapidité d’intervention sont des facteurs essentiels du maintien d’une crise à un niveau d’intensité « acceptable », le déploiement des contingents africains constitue une solution adaptée ; cette connaissance du milieu doit être valorisée par l’expérience de ce type de missions que nombre de pays africains ont déjà acquise en ayant participé à des opérations telles que UNSOM, IFOR, ou FINUL : le Ghana, le Zimbabwe et la Zambie fournissent plus de 2000 hommes à l’ONU, le Maroc quant à lui participe à la KFOR, la SFOR et le MONUC. Certains contingents ont d’ailleurs fait la preuve de leur capacité à prendre une part active dans des opérations de maintien de la paix s’intégrant parfaitement dans un ensemble multinational.
Ainsi donc il paraît que pour faire face aux problèmes interethniques qui la rongent, l’Afrique doit prendre en main son sort à travers l’OUA et les autres organisations sous régionales.
Pour faire face aux conflits interethniques en Afrique, il faut une mobilisation de la communauté internationale En effet, il est nécessaire de renforcer les institutions internationales appropriées ; en l’occurrence de reconnaître la relation entre violation des droits de la personne et les conflits. La communauté internationale devrait demander des liens plus efficaces entre le dispositif des droits de la personne de l’ONU et le conseil de sécurité. Par exemple le haut commissaire pourrait porter à l’attention du secrétaire général, et, par son entremise, à celle du conseil de sécurité les constatations relatives aux violations des droits de la personne qui engendrent les conflits et menacent la paix et la stabilité. . La communauté internationale pourrait aussi indiquer clairement son appui aux tribunaux des droits de l’homme de l’ONU et au déploiement de moniteurs des droits de l’homme comme dans le cas du Rwanda
Dans un autre contexte la communauté internationale devrait aider à la mise en place de cadres régionaux qui pourraient faire appel à la panoplie des techniques de gestion de conflits, depuis l’établissement des faits jusqu’à la négociation et qui assureraient la coordination avec  les activités de L’O.N.U. On pourrait citer  dans ce domaine le projet français RECAMP ; renforcement des capacités africaines de maintien de la paix  et le projet Américains  A.C.R.I : initiative de réaction aux crises africaines, lancé en 1996 et à propos duquel, l’ex-président des Etats-Unis, Bill Clinton,  en visite à Dakar a déclaré en 1998 : «  son but est  d’aider les Etats à préparer leurs troupes à réagir rapidement et efficacement sous commandement africain à toute crise humanitaire ou menace sur le continent ».
Enfin il faut encourager la transparence et la modération dans le commerce d’armes classiques comme les armes de petit calibre notamment, en rendant possible une déclaration de principe sur cette question. Ceci ne peut se réaliser que par un renforcement de la coopération et de l’échange d’informations entre les  organismes de répression et la mise en place de systèmes normalisés d’identification des armes à feu. Il faudrait également que le régime international régissant les licences d’importation et d’exportation des armes soit plus énergique.
Il s’avère donc que l’adoption d’institutions respectant les pactes internationaux et la prise en charge par l’O.U.A et les organisations sous - régionales du sort du continent au sein des institutions et de la coopération internationales est susceptible  de parer aux conflits  interethniques.

CONCLUSION


En somme, les conflits interethniques en Afrique se caractérisent par l’atrocité, la multiplication de leurs acteurs et la régionalisation ainsi que l’inefficacité des instances régionales et internationales. Les origines de ces conflits ont trait à une histoire tourmentée et à un manque de maturité politique. Toutefois, la volonté et le respect des pactes internationaux par les constitutions des pays africains, la prise en charge de la résolution de leurs conflits par l’instance panafricaine et les organismes régionaux conjugués à une coopération effective des instances internationales restent  les bases juridiques essentielles pour atténuer l’ampleur des conflits interethniques qui ravagent le continent.
Aussi,  nous pouvons penser que la création de l’Union Africaine renforcera  la solidarité et la cohésion dans une communauté plus large des peuples qui transcendent les différences culturelles, idéologiques, religieuses et ethniques.